L’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA) lancera officiellement sa nouvelle note d’information sur l’agroécologie en tant que solution climatique pour l’Afrique lors du deuxième Sommet africain sur le climat (AEC2), qui se tiendra à Addis-Abeba du 8 au 10 septembre 2025.
Ce document présente la position stratégique de l’AFSA selon laquelle l ‘agroécologie est la voie holistique de l’Afrique, centrée sur les populations, pour l’adaptation, la résilience et l’atténuation face à l’escalade des chocs climatiques. Elle appelle les gouvernements et l’Union africaine à dépasser les modèles extractifs axés sur le marché et à investir plutôt dans des solutions dirigées par les agriculteurs et les communautés, qui renforcent la souveraineté, la biodiversité et la sécurité alimentaire.
Le changement climatique a déjà réduit la croissance de la productivité agricole de l’Afrique de 34 % depuis 1961, les sécheresses, les inondations, les vagues de chaleur et les parasites dévastant les petits exploitants agricoles. Les modèles industriels, gourmands en intrants, n’ont pas tenu leurs promesses, laissant des sols dégradés, une biodiversité érodée et une dépendance croissante. L’agroécologie offre une alternative qui a fait ses preuves : restauration des écosystèmes, autonomisation des femmes et des jeunes et intégration des connaissances indigènes dans les stratégies climatiques.
Appels clés de la note d’information
- Intégrer l’agroécologie dans les CDN et les plans nationaux d’adaptation.
- Mettre en œuvre la stratégie climatique de l’UA (2022-2032) et l’Agenda 2063 avec l’agroécologie comme approche phare.
- Réorienter le financement de la lutte contre le changement climatique vers des transitions menées par les communautés, en garantissant un accès direct aux agriculteurs, aux femmes et aux groupes de jeunes.
- Réaffirmer l’agroécologie dans les négociations sur le climat, en la plaçant au cœur de la position de l’Afrique en vue de la COP30.
En défendant l’agroécologie, l’AFSA exhorte les dirigeants africains à faire du deuxième sommet africain sur le climat un tournant décisif pour un avenir juste, souverain et résilient au changement climatique.

