L’AFSA se félicite des avancées de la loi SB-60 et appelle à une action climatique fondée sur l’agroécologie

L’AFSA salue l’avancée des négociations sur l’agriculture et le climat dans le cadre du SB-60 : L’agroécologie doit être le fer de lance de l’action climatique

L’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA), une coalition continentale d’organisations de la société civile composée de 41 organisations membres actives dans 50 pays africains et travaillant avec plus de 200 millions d’Africains, se félicite de l’avancée positive des négociations sur le climat de Bonn (SB-60) sur l’agriculture. Après une longue période d’immobilisme, les parties se sont engagées de manière constructive et ont finalisé un projet de texte sur l’agriculture, marquant ainsi une fin décisive aux négociations qui étaient auparavant dans l’impasse.

L’AFSA se félicite de l’inclusion d’une « approche systémique et holistique de la mise en œuvre de l’action climatique sur l’agriculture, les systèmes alimentaires et la sécurité alimentaire, la compréhension, la coopération et l’intégration dans les plans » à l’agriculture et à la sécurité alimentaire comme l’un des futurs thèmes d’atelier dans le texte de négociation. L’AFSA considère l’agroécologie comme une approche globale et holistique de la sécurité alimentaire et des systèmes alimentaires et se réjouira de l’occasion qui lui sera donnée d’en faire la démonstration au cours des ateliers.

L’AFSA demande également aux gouvernements d’inclure l’agroécologie dans leurs recommandations de sujets d’ateliers pour le thème 1. L’agroécologie est une technique de transformation qui favorise la sécurité alimentaire, réduit la faim et la malnutrition, revitalise les sols, restaure la biodiversité et lutte contre le changement climatique. L’agroécologie promeut la justice sociale en s’attaquant aux inégalités de la production à la consommation et en reliant les méthodes agricoles à des objectifs environnementaux et sociaux plus larges.

L’AFSA félicite également les négociateurs pour l’inclusion du texte sur les systèmes alimentaires dans le projet de décision. Ceci est en accord avec le travail de l’Union Africaine sur les systèmes alimentaires ainsi qu’avec le travail de l’AFSA et d’autres acteurs sur la politique alimentaire africaine. Cela témoigne également de l’engagement des pays africains à l’égard de la COP 28. sur l’agriculture durable, les systèmes alimentaires résilients et l’action climatiquequi s’engagent à intégrer l’alimentation dans leurs plans climatiques d’ici 2025.

L’AFSA présente les demandes clés suivantes pour faire avancer les négociations futures :

Donner la priorité à l’agroécologie : Les parties sont invitées à donner la priorité à l’agroécologie et à l’inclure dans leurs recommandations de thèmes d’ateliers pour le thème 1, en tant qu’approche agricole transformatrice pour une réponse résiliente, durable et systémique aux efforts d’adaptation au changement climatique et d’atténuation de ses effets en Afrique.

Respecter les engagements financiers : Il est essentiel de ne pas se contenter de respecter les engagements financiers actuels, mais de les dépasser. Les organismes de financement et les pays développés doivent veiller à ce que le financement de la lutte contre le changement climatique soit facilement accessible par le biais de subventions plutôt que de prêts, en particulier pour les communautés les plus vulnérables.

Solutions axées sur les communautés : S’engager à allouer stratégiquement le financement de la lutte contre le changement climatique pour soutenir des solutions locales et communautaires qui aident les petits producteurs de denrées alimentaires, les éleveurs, les pêcheurs et les groupes indigènes.

Fixer des objectifs concrets en matière d’adaptation : L’adoption d’objectifs quantifiables et de mesures visant à mobiliser des fonds pour une adaptation durable est essentielle, l’accent étant mis sur les solutions agroécologiques qui assurent la résilience et la durabilité.

Rejeter les fausses solutions au changement climatique : S’éloigner des prétendues solutions telles que l’agriculture intelligente face au climat, les solutions fondées sur la nature et l’échange de droits d’émission de carbone, qui ne s’attaquent pas aux causes profondes du changement climatique et n’apportent pas d’avantages réels aux personnes les plus touchées.

À l’approche de la COP29 et au-delà, l’AFSA reste fidèle à son engagement en faveur de l’intégration de l’agroécologie dans les politiques climatiques mondiales. Les décisions que nous prenons aujourd’hui détermineront l’avenir de nos systèmes alimentaires, la santé de notre planète et les moyens de subsistance de millions de personnes. Il est temps de prendre des mesures audacieuses et décisives, conformes aux principes de durabilité, d’équité et de justice.

 


À PROPOS DE L’AFSA : L’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique est une coalition continentale d’organisations de la société civile qui défendent la souveraineté alimentaire et l’agroécologie sur l’ensemble du continent africain. Elle comprend des réseaux de producteurs alimentaires africains, des organisations de populations autochtones, des organisations confessionnelles, des groupes de femmes et de jeunes, ainsi que des mouvements de consommateurs. L’AFSA est un « réseau de réseaux » qui compte 41 organisations membres actives dans 50 pays africains et qui touche environ 200 millions de personnes.

Web : www.afsafrica.org Email : afsa@afsafrica.org

Articles connexes

Articles connexes

S’inscrire à notre newsletter

Retour en haut