RD Congo : La souveraineté alimentaire par le biais d’un projet de loi

En 2024, une révolution politique discrète mais décisive a commencé en République démocratique du Congo (RDC). Face aux préoccupations croissantes en matière de santé publique, aux pressions exercées sur les systèmes alimentaires et à l’érosion des régimes alimentaires traditionnels, le Comité national pour la promotion de l’agriculture familiale en RDC (CNPAF-RDC) est passé à l’action. Grâce à des recherches rigoureuses et à un plaidoyer persistant, le CNPAF-RDC a joué un rôle central dans l’élaboration d’un projet de loi national sur la nutrition et la sécurité alimentaire – une étape importante pour la souveraineté alimentaire dans le pays.

Le projet de loi répond aux lacunes critiques identifiées par la CNPAF-RDC, notamment la faible protection des systèmes alimentaires locaux, l’absence de lignes directrices en matière de nutrition et les pratiques dangereuses liées aux aliments transformés. Ses dispositions prévoient : des directives nationales en matière de nutrition qui encouragent les aliments locaux riches en nutriments ; des normes de sécurité alimentaire plus strictes ; la reconnaissance légale et la protection des aliments traditionnels et des systèmes alimentaires ; l’éducation du public sur les régimes alimentaires sains ; et le soutien aux petits producteurs et vendeurs.

Soutenu par le ministère de l’agriculture et présenté au parlement, le projet de loi a déjà transformé le plaidoyer en action gouvernementale. Il est également ancré dans la campagne Mon alimentation est africaine de l’AFSA, qui, en RDC, a mobilisé les communautés par le biais de dialogues, de programmes scolaires, d’une sensibilisation des médias et du Festival annuel des aliments traditionnels et locaux (FESTAL). Le projet de loi confère désormais à ces initiatives un poids juridique et un impact à long terme.

Pour la CNPAF-RDC, il ne s’agit pas seulement d’une question de droit, mais aussi de dignité, de justice et de durabilité. Si elle est adoptée, la législation protégera les systèmes alimentaires indigènes, garantira des régimes alimentaires plus sûrs et plus nutritifs et affirmera que l’alimentation est à la fois un droit de l’homme et un fondement de la souveraineté.

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