{"id":12579,"date":"2024-05-09T19:50:14","date_gmt":"2024-05-09T17:50:14","guid":{"rendered":"https:\/\/afsafrica.org\/?p=12579"},"modified":"2026-03-26T14:02:49","modified_gmt":"2026-03-26T12:02:49","slug":"lafsa-exhorte-les-gouvernements-africains-a-se-concentrer-sur-les-biofertilisants-pour-restaurer-la-sante-des-sols","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/blog\/lafsa-exhorte-les-gouvernements-africains-a-se-concentrer-sur-les-biofertilisants-pour-restaurer-la-sante-des-sols\/","title":{"rendered":"L&rsquo;AFSA exhorte les gouvernements africains \u00e0 se concentrer sur les biofertilisants pour restaurer la sant\u00e9 des sols"},"content":{"rendered":"<p>L&rsquo;Alliance pour la souverainet\u00e9 alimentaire en Afrique a conduit une d\u00e9l\u00e9gation d&rsquo;agriculteurs et d&rsquo;organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile au Sommet de l&rsquo;Union africaine sur les engrais et la sant\u00e9 des sols, qui s&rsquo;est tenu \u00e0 Nairobi du 7 au 9 mai 2024. Plus d&rsquo;un millier de personnes venues de toute l&rsquo;Afrique et du monde entier y ont particip\u00e9. Le sommet visait \u00e0 souligner le r\u00f4le crucial des engrais et de la sant\u00e9 des sols dans la stimulation d&rsquo;une croissance durable de la productivit\u00e9 en faveur des pauvres dans l&rsquo;agriculture africaine et \u00e0 convenir d&rsquo;un plan d&rsquo;action d\u00e9cennal pour les engrais et la sant\u00e9 des sols en Afrique, ainsi que de l&rsquo;initiative sur les sols pour l&rsquo;Afrique. Le plan d&rsquo;action d\u00e9cennal vise \u00e0 \u00ab\u00a0augmenter de mani\u00e8re significative les investissements dans la fabrication et la distribution locales d&rsquo;engrais min\u00e9raux et organiques, de biofertilisants et de biostimulants\u00a0\u00bb et \u00e0 \u00ab\u00a0tripler l&rsquo;utilisation d&rsquo;engrais de 18 kg\/ha en 2020 \u00e0 54 kg\/ha en 2033\u00a0\u00bb.   <\/p>\n<p><strong>CE QUE NOUS AVONS APPRIS :<\/strong><\/p>\n<p>La d\u00e9gradation des sols s&rsquo;accentue, avec plus de 20 % des terres d\u00e9j\u00e0 d\u00e9grad\u00e9es dans la plupart des pays africains. Les pertes de rendement signal\u00e9es vont de mod\u00e9r\u00e9es \u00e0 catastrophiques (plus de 50 %), en fonction de la culture, du type de sol, du climat et des syst\u00e8mes de production, la plupart des \u00e9tudes faisant \u00e9tat de pertes importantes (FAO). <\/p>\n<p>De nombreux pays africains, dont l&rsquo;\u00c9thiopie, le Zimbabwe, le Malawi, la Zambie et le Kenya, ont signal\u00e9 que leurs sols \u00e9taient d\u00e9sormais acidifi\u00e9s, en raison de la monoculture intensive et de l&rsquo;utilisation prolong\u00e9e d&rsquo;engrais azot\u00e9s.<\/p>\n<p>Tous s&rsquo;accordent \u00e0 dire que les engrais min\u00e9raux ne sont pas suffisants en soi, et pourtant l&rsquo;Afrique est pouss\u00e9e \u00e0 tripler l&rsquo;utilisation d&rsquo;engrais.<\/p>\n<p>La guerre russe en Ukraine a fait grimper le prix des engrais, alourdissant le fardeau de la dette des pays africains et des agriculteurs individuels. Le Kenya consacre 60 % de son budget annuel au remboursement de sa dette, alors que les plus grandes entreprises d&rsquo;engrais du monde r\u00e9alisent des b\u00e9n\u00e9fices records. Le Kenya utilise en moyenne 57 kg d&rsquo;engrais par hectare, mais produit moins de c\u00e9r\u00e9ales par hectare que l&rsquo;Ouganda, qui n&rsquo;en utilise que 2 kg par hectare.  <\/p>\n<p>La plupart des discussions ont port\u00e9 sur les moyens d&rsquo;accro\u00eetre l&rsquo;utilisation des engrais synth\u00e9tiques et non sur la sant\u00e9 des sols. Les discussions se sont concentr\u00e9es sur les aspects techniques de la distribution et de l&rsquo;utilisation des engrais. Les aspects sociaux, l&rsquo;impact sur les \u00e9conomies locales ou les pr\u00e9f\u00e9rences des agriculteurs ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s peu abord\u00e9s.  <\/p>\n<p>De nombreux pays ont reconnu que les subventions aux engrais en Afrique ne fonctionnaient pas et avaient \u00e9chou\u00e9. En outre, la Banque mondiale aurait d\u00e9clar\u00e9 que les pr\u00eats qu&rsquo;elle a accord\u00e9s pour soutenir les subventions ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9pens\u00e9s pour de \u00ab\u00a0mauvais engrais\u00a0\u00bb en raison de la pratique r\u00e9pandue d&rsquo;utiliser des engrais g\u00e9n\u00e9riques, tels que le NPK, le DAP ou l&rsquo;ur\u00e9e, sans tenir compte du type ou de l&rsquo;\u00e9tat du sol. En ce moment m\u00eame, un ministre kenyan de l&rsquo;agriculture risque d&rsquo;\u00eatre d\u00e9mis de ses fonctions pour avoir distribu\u00e9 de <a href=\"https:\/\/www.msn.com\/en-us\/news\/world\/fake-fertilizer-may-lead-to-kenyan-agriculture-minister-s-ouster\/ar-AA1o4fX4\">faux engrais dans le cadre d&rsquo;un programme de subventions.<\/a>  <\/p>\n<p>Le langage utilis\u00e9 lors du sommet \u00e9tait int\u00e9ressant. Nous n&rsquo;avons pas entendu parler d'\u00a0\u00bbengrais synth\u00e9tiques\u00a0\u00bb, ni d'\u00a0\u00bbengrais chimiques\u00a0\u00bb, ni d'\u00a0\u00bbengrais artificiels\u00a0\u00bb ; nous n&rsquo;avons entendu que le terme \u00ab\u00a0engrais min\u00e9raux\u00a0\u00bb. (Remarque : l&rsquo;azote n&rsquo;est pas un min\u00e9ral, tandis que le phosphate et la potasse sont synth\u00e9tis\u00e9s ou modifi\u00e9s chimiquement dans le processus de production d&rsquo;engrais). L&rsquo;imp\u00e9ratif d&rsquo;augmenter l&rsquo;utilisation d&rsquo;engrais s&rsquo;est traduit par un langage descendant exhortant les agriculteurs \u00e0 \u00ab\u00a0changer de comportement\u00a0\u00bb et \u00e0 \u00ab\u00a0localiser\u00a0\u00bb la strat\u00e9gie en mati\u00e8re d&rsquo;engrais.   <\/p>\n<p>Personne n&rsquo;a mentionn\u00e9 l&rsquo;\u00e9l\u00e9phant dans la pi\u00e8ce : les combustibles fossiles, dont d&rsquo;\u00e9normes quantit\u00e9s sont utilis\u00e9es pour la production et la distribution d&rsquo;engrais. (Remarque : l&rsquo;impact des engrais azot\u00e9s sur le climat mondial d\u00e9passe \u00e0 lui seul celui de l&rsquo;aviation commerciale). La p\u00e9nurie d&rsquo;eau et son r\u00f4le crucial dans la sant\u00e9 des sols ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 ignor\u00e9s.  <\/p>\n<p>Plusieurs gouvernements, dont la Zambie, la Namibie, le Malawi et le Burundi, ont reconnu les effets n\u00e9fastes des engrais inorganiques sur la sant\u00e9 des sols, la pollution et la d\u00e9gradation des terres, et ont appel\u00e9 \u00e0 un \u00e9quilibre entre les engrais organiques et inorganiques. Certains pays ont fait remarquer que nous devions envisager notre travail sous l&rsquo;angle de la souverainet\u00e9 alimentaire. <\/p>\n<p><strong>NOTRE ANALYSE :<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;Alliance pour la souverainet\u00e9 alimentaire en Afrique reconna\u00eet et salue l&rsquo;engagement de l&rsquo;UA \u00e0 inverser la d\u00e9gradation des sols et \u00e0 lutter contre la faim, la malnutrition et la pauvret\u00e9. Nous savons que les sols africains sont gravement appauvris. Ils ont perdu de la mati\u00e8re organique et sont d\u00e9pourvus de la vie microbienne tr\u00e8s diversifi\u00e9e des sols naturels sains. Il est urgent de mettre en place des interventions proactives pour stopper et inverser la d\u00e9gradation des sols.   <\/p>\n<p>Nous nous f\u00e9licitons de la reconnaissance du r\u00f4le des biofertilisants et des biostimulants dans le plan d&rsquo;action d\u00e9cennal. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un changement de mentalit\u00e9 attendu depuis longtemps et bienvenu. L&rsquo;Afrique s&rsquo;\u00e9veille \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de passer \u00e0 des approches agro\u00e9cologiques. La mise en \u0153uvre du plan d&rsquo;action d\u00e9cennal devrait inclure les agriculteurs, les organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile et les praticiens de l&rsquo;agro\u00e9cologie afin d&rsquo;\u00e9laborer des strat\u00e9gies qui refl\u00e8tent les r\u00e9alit\u00e9s et les besoins locaux. En donnant la priorit\u00e9 \u00e0 la diversit\u00e9 des semences indig\u00e8nes et en r\u00e9duisant la d\u00e9pendance \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des engrais synth\u00e9tiques import\u00e9s, on renforcera la r\u00e9silience \u00e9cologique et la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire tout en pr\u00e9servant l&rsquo;environnement. En investissant dans des pratiques agro\u00e9cologiques durables et locales de sant\u00e9 des sols, les nations africaines peuvent r\u00e9duire leur fardeau \u00e9conomique et construire un avenir qui profitera \u00e0 la fois aux communaut\u00e9s et aux \u00e9cosyst\u00e8mes.     <\/p>\n<p><strong>NOS RECOMMANDATIONS :<\/strong><\/p>\n<p><strong>Focus sur l&rsquo;agro\u00e9cologie : <\/strong>Nous appelons les gouvernements \u00e0 reconna\u00eetre et \u00e0 int\u00e9grer le potentiel de transformation de l&rsquo;agro\u00e9cologie afin d&rsquo;accro\u00eetre durablement la s\u00e9curit\u00e9 et la souverainet\u00e9 alimentaires, de r\u00e9duire la pauvret\u00e9 et la faim tout en pr\u00e9servant la biodiversit\u00e9 et en respectant les connaissances et les innovations autochtones.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9velopper de nouveaux indicateurs biologiques pour la sant\u00e9 des sols :<\/strong> Les indicateurs actuels se concentrent sur le contenu chimique des sols et les engrais synth\u00e9tiques. Nous avons besoin d&rsquo;indicateurs qui refl\u00e8tent l&rsquo;activit\u00e9 biologique d&rsquo;un sol vivant et qui peuvent \u00eatre mesur\u00e9s par les agriculteurs. <\/p>\n<p><strong>Investir dans la recherche agro\u00e9cologique<\/strong>: Les d\u00e9cideurs politiques et les bailleurs de fonds devraient allouer davantage de fonds \u00e0 la recherche participative sur les approches agro\u00e9cologiques de la sant\u00e9 des sols.<\/p>\n<p><strong>Promouvoir la production de bio-engrais et \u00e9liminer progressivement les engrais chimiques import\u00e9s : <\/strong>Remplacer rapidement les engrais chimiques par des intrants biologiques agro\u00e9cologiques, des biofertilisants et des biostimulants.<\/p>\n<p><strong>Impliquer les agriculteurs et la soci\u00e9t\u00e9 civile :<\/strong> Les agriculteurs et la soci\u00e9t\u00e9 civile doivent participer \u00e0 l&rsquo;\u00e9laboration d&rsquo;une strat\u00e9gie de sant\u00e9 des sols afin de s&rsquo;assurer que les plans r\u00e9pondent aux besoins r\u00e9els et aux contextes des petits agriculteurs.<\/p>\n<p><strong>En conclusion, l<\/strong> &lsquo;AFSA appelle \u00e0 des politiques, des strat\u00e9gies et des plans qui reconnaissent et promeuvent les sols vivants, en utilisant des bio-intrants agro\u00e9cologiques sp\u00e9cifiques au contexte, des bio-engrais et des biostimulants, qui responsabilisent r\u00e9ellement les agriculteurs, prot\u00e8gent la biodiversit\u00e9 et construisent des syst\u00e8mes alimentaires r\u00e9silients. Gr\u00e2ce \u00e0 ces changements transformateurs, nous pouvons garantir la durabilit\u00e9 et la souverainet\u00e9 \u00e0 long terme des syst\u00e8mes alimentaires de l&rsquo;Afrique. <\/p>\n<p>D\u00c9CLARATIONS ANT\u00c9RIEURES DE L&rsquo;AFSA SUR L&rsquo;AFSH24<\/p>\n<p><span style=\"color: #000080;\"><a style=\"color: #000080;\" href=\"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/blog\/declaration-de-afsa-sur-le-plan-daction-africain-pour-les-engrais-et-la-sante-des-sols-2023-2033\/\">D\u00e9claration de l&rsquo;AFSA sur le Plan d&rsquo;action africain pour les engrais et la sant\u00e9 des sols 2023-2033<\/a><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000080;\"><a style=\"color: #000080;\" href=\"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/blog\/communique-de-presse-lafsa-appelle-a-des-changements-transformateurs-dans-les-politiques-africaines-en-matiere-dengrais-et-de-sante-des-sols\/\">COMMUNIQU\u00c9 DE PRESSE : L&rsquo;AFSA appelle \u00e0 des changements transformateurs dans les politiques africaines en mati\u00e8re d&rsquo;engrais et de sant\u00e9 des sols<\/a><\/span><\/p>\n<hr>\n<p><strong>\u00c0 PROPOS DE L&rsquo;AFSA : <\/strong>L&rsquo;Alliance pour la souverainet\u00e9 alimentaire en Afrique est une coalition continentale d&rsquo;organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile qui d\u00e9fendent la souverainet\u00e9 alimentaire et l&rsquo;agro\u00e9cologie sur l&rsquo;ensemble du continent africain. Elle comprend des r\u00e9seaux de producteurs alimentaires africains, des organisations de populations autochtones, des organisations confessionnelles, des groupes de femmes et de jeunes, ainsi que des mouvements de consommateurs. L&rsquo;AFSA est un \u00ab\u00a0r\u00e9seau de r\u00e9seaux\u00a0\u00bb qui compte 41 organisations membres actives dans 50 pays africains et qui touche environ 200 millions de personnes.  <\/p>\n<p>Web : <a href=\"http:\/\/www.afsafrica.org\">www.afsafrica.org<\/a> Email : afsa@afsafrica.org<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;Alliance pour la souverainet\u00e9 alimentaire en Afrique a conduit une d\u00e9l\u00e9gation d&rsquo;agriculteurs et d&rsquo;organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile au Sommet [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[561,421,375,560,415,420,407],"tags":[],"class_list":["post-12579","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-agroecologie","category-citoyens","category-climat","category-communiques-de-presse","category-jeunes","category-semence","category-terre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12579","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=12579"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12579\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":17186,"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/12579\/revisions\/17186"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12579"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=12579"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=12579"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}