{"id":14418,"date":"2018-05-07T13:18:11","date_gmt":"2018-05-07T11:18:11","guid":{"rendered":"http:\/\/afsafrica.org\/?p=3600"},"modified":"2026-03-27T12:35:55","modified_gmt":"2026-03-27T10:35:55","slug":"semences-de-neo-colonialisme-pourquoi-les-promoteurs-dogm-se-trompent-ils-sur-lafrique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/blog\/semences-de-neo-colonialisme-pourquoi-les-promoteurs-dogm-se-trompent-ils-sur-lafrique\/","title":{"rendered":"Semences de n\u00e9ocolonialisme &#8211; Pourquoi les promoteurs des OGM se trompent tellement sur l&rsquo;Afrique"},"content":{"rendered":"<p><strong>D\u00e9claration de l&rsquo;Alliance pour la souverainet\u00e9 alimentaire en Afrique<\/strong><\/p>\n<h5>Semences de n\u00e9ocolonialisme &#8211; Pourquoi les promoteurs des OGM se trompent tellement sur l&rsquo;Afrique<\/h5>\n<p>Le lobby des OGM montre des signes de d\u00e9sespoir. Une fois de plus, il passe \u00e0 l&rsquo;offensive en lan\u00e7ant une vaste campagne de relations publiques ciblant l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est, en particulier l&rsquo;Ouganda, dans le but de d\u00e9tourner l&rsquo;\u00e9laboration des politiques africaines \u00e0 ses propres fins \u00e9troites. Leur objectif imm\u00e9diat est d&rsquo;affaiblir les lois nationales sur la bios\u00e9curit\u00e9, supprimant ainsi tout obstacle \u00e0 leur acc\u00e8s aux march\u00e9s africains pour leurs produits litigieux \u00e0 haut risque. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, ils veulent supprimer les clauses de \u00ab\u00a0responsabilit\u00e9 stricte\u00a0\u00bb et \u00e9chapper ainsi \u00e0 toute responsabilit\u00e9 ; \u00e9viter d&rsquo;avoir \u00e0 payer des indemnit\u00e9s pour les dommages qu&rsquo;ils causent ; \u00e9viter l&rsquo;\u00e9tiquetage de sorte que les Africains ne puissent pas savoir si leurs aliments sont g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9s ; et \u00e9viter toute sanction que les lois africaines peuvent imposer.   <\/p>\n<p>Les soi-disant experts europ\u00e9ens de race blanche transmettent le message de l&rsquo;industrie biotechnologique, fortement contr\u00f4l\u00e9e par les g\u00e9ants am\u00e9ricano-europ\u00e9ens des semences et des produits chimiques Monsanto\/Bayer, Syngenta et DuPont Pioneer. Une fois de plus, le message est que l&rsquo;incapacit\u00e9 des agriculteurs africains \u00e0 adopter la technologie des OGM est la cause premi\u00e8re de la faim et de la pauvret\u00e9 sur le continent. Il est ironique de constater que les aliments \u00e0 base d&rsquo;OGM sont interdits par la loi, car jug\u00e9s dangereux, dans les pays europ\u00e9ens d&rsquo;origine de ceux qui donnent les conseils. Pendant ce temps, les scientifiques africains sp\u00e9cialis\u00e9s dans les biotechnologies semblent plus pr\u00e9occup\u00e9s par le fait que les mesures de responsabilit\u00e9 stricte feront fuir les financements et les investissements des donateurs pour leurs recherches co\u00fbteuses et \u00ab\u00a0prestigieuses\u00a0\u00bb.   <\/p>\n<p>Ils rejettent la responsabilit\u00e9 de l&rsquo;impasse sur les militants anti-OGM, plut\u00f4t que sur leur propre \u00e9chec technologique. Ils pr\u00e9tendent que si seulement les militants se taisaient et s&rsquo;en allaient, les chercheurs soutenus par l&rsquo;industrie pourraient r\u00e9soudre le probl\u00e8me de l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire une fois pour toutes ! Une fois de plus, l&rsquo;Afrique est contrainte d&rsquo;adopter les points de vue, les technologies et les int\u00e9r\u00eats des autres. N&rsquo;avons-nous pas d\u00e9j\u00e0 vu cela ?   <\/p>\n<p>Ils pr\u00e9tendent avoir la \u00ab\u00a0science infuse\u00a0\u00bb de leur c\u00f4t\u00e9, mais quelle sorte de science ignore r\u00e9solument les preuves ? Que s&rsquo;est-il r\u00e9ellement pass\u00e9 dans les pays africains o\u00f9 les OGM ont \u00e9t\u00e9 introduits ? Examinons les faits.  <\/p>\n<p><strong>Les OGM n&rsquo;ont pas am\u00e9lior\u00e9 la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire en Afrique du Sud<\/strong><\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent, seuls trois pays africains ont autoris\u00e9 la culture commerciale de plantes g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9es (GM) : le Burkina Faso, le Soudan et l&rsquo;Afrique du Sud. Seule l&rsquo;Afrique du Sud cultive un produit alimentaire g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9, tandis que le Burkina Faso a progressivement abandonn\u00e9 la culture du coton g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9 apr\u00e8s un d\u00e9sastre monumental pour les agriculteurs et les semenciers. <\/p>\n<p>L&rsquo;Afrique du Sud est le seul pays au monde dont la principale culture de base &#8211; le ma\u00efs &#8211; est essentiellement g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9e et repr\u00e9sente environ 80 % de la farine de ma\u00efs consomm\u00e9e dans le pays. \u00c9tant donn\u00e9 que l&rsquo;un des principaux arguments de vente des aliments g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9s est qu&rsquo;ils att\u00e9nueront les probl\u00e8mes persistants de la faim et de l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire en Afrique en augmentant les rendements, quelle a \u00e9t\u00e9 l&rsquo;exp\u00e9rience de l&rsquo;Afrique du Sud et quelles le\u00e7ons le reste du continent peut-il en tirer ? <\/p>\n<p>Malgr\u00e9 plus d&rsquo;une d\u00e9cennie d&rsquo;utilisation du ma\u00efs g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9, l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire s\u00e9vit : plus de 46 % des m\u00e9nages sud-africains souffrent de la faim. Un enfant sud-africain sur cinq souffre d&rsquo;un retard de croissance et plus de 50 % des femmes sud-africaines sont aujourd&rsquo;hui en surpoids ou ob\u00e8ses. Le secteur de la sant\u00e9 publique en Afrique du Sud s&rsquo;accorde de plus en plus \u00e0 dire que le pays doit cesser de se concentrer sur quelques cultures industrielles \u00e0 forte teneur en calories (comme le ma\u00efs OGM) pour se tourner vers une gamme diversifi\u00e9e d&rsquo;aliments nutritifs, abordables et produits selon des m\u00e9thodes \u00e9cologiquement durables et culturellement appropri\u00e9es.  <\/p>\n<p><strong>Le coton Bt abandonn\u00e9 au Burkina Faso  <\/strong><\/p>\n<p>Les pays africains peuvent \u00e9galement tirer des le\u00e7ons de l&rsquo;exp\u00e9rience d\u00e9sastreuse du coton Bt au Burkina Faso. Le coton g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9 Bt de Monsanto, r\u00e9sistant aux insectes, a \u00e9t\u00e9 introduit commercialement au Burkina Faso en 2008 et plant\u00e9 sur 100 000 hectares. Mais apr\u00e8s seulement quelques ann\u00e9es de commercialisation, la communaut\u00e9 internationale a commenc\u00e9 \u00e0 apprendre que le projet \u00e9tait un d\u00e9sastre. Le coton g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9 produisait des fibres plus courtes et moins efficaces que les vari\u00e9t\u00e9s conventionnelles. Les soci\u00e9t\u00e9s cotonni\u00e8res du Burkina ont commenc\u00e9 \u00e0 perdre des march\u00e9s internationaux en raison de la mauvaise qualit\u00e9, tandis que les agriculteurs perdaient leurs revenus. En cons\u00e9quence, en 2015, quelque sept ans apr\u00e8s l&rsquo;introduction du coton Bt, une d\u00e9cision nationale a \u00e9t\u00e9 prise d&rsquo;abandonner le coton g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9 et de revenir au coton conventionnel. Le coton g\u00e9n\u00e9tiquement modifi\u00e9 ne sera plus cultiv\u00e9 au Burkina Faso \u00e0 partir de 2016. Nombreux sont ceux qui pensent que cette d\u00e9cision marque la fin du coton Bt en Afrique de l&rsquo;Ouest, bien que les autorit\u00e9s nig\u00e9rianes s&rsquo;ent\u00eatent \u00e0 promouvoir la m\u00eame technologie qui a \u00e9chou\u00e9.       <\/p>\n<p>Ce qui est clair, c&rsquo;est que la collaboration entre Monsanto et le Burkina Faso a d\u00e9bouch\u00e9 sur un produit aux caract\u00e9ristiques ind\u00e9sirables qui a port\u00e9 pr\u00e9judice au secteur du coton dans le pays, avec des effets n\u00e9fastes sur les moyens de subsistance de pr\u00e8s de 2 millions de cultivateurs de coton. Les soci\u00e9t\u00e9s cotonni\u00e8res burkinab\u00e9es ont perdu des millions de dollars et ont engag\u00e9 une bataille juridique pour r\u00e9clamer des compensations \u00e0 Monsanto. L&rsquo;exp\u00e9rience du coton Bt leur a \u00e9t\u00e9 impos\u00e9e par la SOFITEX, la soci\u00e9t\u00e9 cotonni\u00e8re nationale dominante. En fin de compte, cette saga a appauvri les petits agriculteurs, les a rendus plus vuln\u00e9rables et les a priv\u00e9s de leur pouvoir.   <\/p>\n<p><strong>Fausses promesses, fausses d\u00e9clarations et faits alternatifs<\/strong><\/p>\n<p>La strat\u00e9gie de relations publiques de l&rsquo;industrie des OGM est simple mais efficace. Il suffit de r\u00e9p\u00e9ter le mantra suivant : <em>Il existe un consensus scientifique sur l&rsquo;innocuit\u00e9 des OGM. Les personnes qui s&rsquo;opposent aux OGM sont des id\u00e9ologues antiscientifiques.<\/em> <\/p>\n<p>Dans son livre \u00ab\u00a0Seeds of Science &#8211; Why we got it so wrong about GMOs\u00a0\u00bb, l&rsquo;ambassadeur des biotechnologies et ren\u00e9gat professionnel Mark Lynas tente d&rsquo;assainir l&rsquo;image des biotechnologies en l&rsquo;associant \u00e0 la science du climat. Il \u00e9crit : \u00ab\u00a0<em>Je ne pourrais pas nier le consensus scientifique sur les OGM, tout en insistant sur une adh\u00e9sion stricte \u00e0 celui sur le changement climatique, et continuer \u00e0 me consid\u00e9rer comme un \u00e9crivain scientifique\u00a0\u00bb.<\/em> <\/p>\n<p>Pourtant, le mythe industriel du consensus scientifique sur la s\u00e9curit\u00e9 des OGM a \u00e9t\u00e9 compl\u00e8tement d\u00e9menti dans une <a href=\"https:\/\/enveurope.springeropen.com\/articles\/10.1186\/s12302-014-0034-1\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">d\u00e9claration sign\u00e9e par plus de 300 scientifiques, universitaires et experts juridiques<\/a>. La d\u00e9claration conclut que \u00ab\u00a0la raret\u00e9 et la nature contradictoire des preuves scientifiques publi\u00e9es \u00e0 ce jour ne permettent pas d&rsquo;affirmer avec certitude que les OGM sont s\u00fbrs ou non. Les d\u00e9cisions concernant l&rsquo;avenir de notre alimentation et de notre agriculture ne devraient pas \u00eatre fond\u00e9es sur des affirmations trompeuses et erron\u00e9es \u00e9manant d&rsquo;un cercle interne de parties prenantes partageant les m\u00eames id\u00e9es, selon lesquelles il existe un \u00ab\u00a0consensus scientifique\u00a0\u00bb sur la s\u00e9curit\u00e9 des OGM. <\/p>\n<p>De mani\u00e8re risible, Lynas pr\u00e9tend que les militants anti-OGM africains sont bien financ\u00e9s <em>et roulent dans des voitures de luxe <\/em>, alors qu&rsquo;ils sont clairement d\u00e9pass\u00e9s dans une bataille de David contre Goliath par des soci\u00e9t\u00e9s de biotechnologie dont la valeur boursi\u00e8re est sup\u00e9rieure au PIB des pays africains qu&rsquo;elles ciblent.<\/p>\n<p>Le m\u00e9pris de l&rsquo;expert invit\u00e9 pour le peuple, les coutumes et les traditions africaines est ind\u00e9niable. Le condescendant M. Lynas n&rsquo;a montr\u00e9 aucun int\u00e9r\u00eat pour l&rsquo;Afrique jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il rejoigne la machine de relations publiques biotechnologique Alliance for Science, financ\u00e9e \u00e0 hauteur de plusieurs millions de dollars, o\u00f9 il est aujourd&rsquo;hui responsable de la communication et de la politique. <\/p>\n<p>En Afrique du Sud et au Burkina Faso, l&rsquo;insistance sur les OGM n&rsquo;a pas tenu compte du contexte africain plus large et n&rsquo;a pas permis d&rsquo;obtenir des avantages en termes de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire ou de gains \u00e9conomiques. Malgr\u00e9 d&rsquo;innombrables millions de dollars et des d\u00e9cennies de recherche, l&rsquo;industrie des OGM n&rsquo;a pas r\u00e9ussi \u00e0 produire des cultures qui augmentent les rendements, r\u00e9sistent \u00e0 la s\u00e9cheresse ou aux maladies, ou ajoutent efficacement des nutriments. La s\u00e9lection conventionnelle, avec la participation des agriculteurs africains, a produit de nombreuses cultures vivri\u00e8res robustes, fiables et nutritives, mais celles-ci sont n\u00e9glig\u00e9es car elles ne correspondent pas au mod\u00e8le \u00e9conomique de l&rsquo;industrie. Mais le vent du changement souffle \u00e0 nouveau sur ce continent. L&rsquo;Afrique, qui abrite aujourd&rsquo;hui six des dix \u00e9conomies \u00e0 la croissance la plus rapide au monde, revendique son droit \u00e0 l&rsquo;autod\u00e9termination, c&rsquo;est-\u00e0-dire \u00e0 choisir son propre destin.    <\/p>\n<p><strong>L&rsquo;alternative cr\u00e9dible<\/strong><\/p>\n<p>L&rsquo;initiative \u00ab\u00a0Scaling Up Agroecology\u00a0\u00bb de l&rsquo;Organisation des Nations unies pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture (FAO), publi\u00e9e en 2018, note que<\/p>\n<p><em>\u00ab\u00a0Les syst\u00e8mes agricoles \u00e0 forte intensit\u00e9 d&rsquo;intrants et de ressources, qui ont entra\u00een\u00e9 une d\u00e9forestation massive, des p\u00e9nuries d&rsquo;eau, l&rsquo;\u00e9puisement des sols et des niveaux \u00e9lev\u00e9s d&rsquo;\u00e9missions de gaz \u00e0 effet de serre, ne peuvent pas assurer une production alimentaire et agricole durable. Il faut des syst\u00e8mes innovants qui prot\u00e8gent et am\u00e9liorent la base de ressources naturelles tout en augmentant la productivit\u00e9. Il faut un processus de transformation vers des approches \u00ab\u00a0holistiques\u00a0\u00bb telles que l&rsquo;agro\u00e9cologie\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p>Les OGM sont le fer de lance de la pression exerc\u00e9e par les entreprises pour contr\u00f4ler les syst\u00e8mes alimentaires africains, mais les faits sont clairs. L&rsquo;agriculture industrielle est une impasse. Les OGM ne fonctionnent pas !  <\/p>\n<p>L&rsquo;agro\u00e9cologie est l&rsquo;avenir de l&rsquo;agriculture. Elle est diversifi\u00e9e &#8211; comme la nature. Elle est productive &#8211; elle double les rendements en quelques ann\u00e9es seulement. Elle r\u00e9siste au changement climatique et r\u00e9injecte du carbone dans le sol. Elle est efficace : moins d&rsquo;intrants, moins de d\u00e9chets. Elle est culturellement appropri\u00e9e : innovations et solutions locales.     <\/p>\n<p>Il est temps de prendre les mots des experts pour ce qu&rsquo;ils sont : de la propagande de l&rsquo;industrie biotechnologique. Il est temps de dire NON \u00e0 leurs solutions qui ont \u00e9chou\u00e9. Il est temps pour l&rsquo;Afrique de se d\u00e9barrasser de l&rsquo;influence n\u00e9ocoloniale et de cr\u00e9er ses propres syst\u00e8mes agricoles et alimentaires sains, r\u00e9sistants et culturellement appropri\u00e9s.  <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">###<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"http:\/\/afsafrica.org\/wp-content\/uploads\/2018\/09\/seeds-of-neo-colonialism-afsa-statement-752018-1.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">T\u00e9l\u00e9chargez une copie de la d\u00e9claration ici<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2990 alignleft\" src=\"http:\/\/afsafrica.org\/wp-content\/uploads\/2018\/05\/Memeber-logos-all-300x277.jpg\" alt=\"\" width=\"284\" height=\"262\">L&rsquo;AFSA est une vaste alliance d&rsquo;acteurs de la soci\u00e9t\u00e9 civile qui participent \u00e0 la lutte pour la souverainet\u00e9 alimentaire et l&rsquo;agro\u00e9cologie en Afrique. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un r\u00e9seau de r\u00e9seaux, qui compte actuellement 35 membres actifs dans 50 pays africains. Il s&rsquo;agit de r\u00e9seaux de producteurs alimentaires africains, de r\u00e9seaux d&rsquo;ONG africaines, d&rsquo;organisations de populations autochtones, d&rsquo;organisations confessionnelles, de groupes de femmes et de jeunes, de mouvements de consommateurs et d&rsquo;organisations internationales qui soutiennent la position de l&rsquo;alliance.  <\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>D\u00e9claration de l&rsquo;Alliance pour la souverainet\u00e9 alimentaire en Afrique Semences de n\u00e9ocolonialisme &#8211; Pourquoi les promoteurs des OGM se trompent 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