{"id":17228,"date":"2024-02-23T12:38:49","date_gmt":"2024-02-23T10:38:49","guid":{"rendered":"https:\/\/afsafrica.org\/blog\/lagroecologie-en-ouganda-un-temoignage-de-premiere-main-par-un-etudiant-chercheur-de-linstitute-of-development-studies-sussex-university\/"},"modified":"2026-03-26T14:34:08","modified_gmt":"2026-03-26T12:34:08","slug":"lagroecologie-en-ouganda-un-temoignage-de-premiere-main-par-un-etudiant-chercheur-de-linstitute-of-development-studies-sussex-university","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/blog\/lagroecologie-en-ouganda-un-temoignage-de-premiere-main-par-un-etudiant-chercheur-de-linstitute-of-development-studies-sussex-university\/","title":{"rendered":"L&rsquo;agro\u00e9cologie en Ouganda : Un t\u00e9moignage de premi\u00e8re main par un \u00e9tudiant chercheur de l&rsquo;Institute of Development Studies, Sussex University."},"content":{"rendered":"<p>Aishah Ahmad s&rsquo;est rendue en Ouganda en juin et juillet 2023 avec le soutien de l&rsquo;Alliance pour la souverainet\u00e9 alimentaire en Afrique (AFSA). Pendant cette p\u00e9riode, elle a men\u00e9 des recherches de terrain sur le paysage de l&rsquo;agro\u00e9cologie en Ouganda. Aishah a recueilli des donn\u00e9es qualitatives primaires \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;entretiens et d&rsquo;observations sur le terrain, en travaillant avec des petits exploitants agricoles situ\u00e9s dans les quatre districts de Mityana, Mubende, Buikwe et Wakiso. Au total, elle a visit\u00e9 plus de 50 exploitations agricoles en Ouganda et a \u00e9valu\u00e9 leur transition vers l&rsquo;agro\u00e9cologie. Les donn\u00e9es recueillies seront utilis\u00e9es pour renforcer l&rsquo;aspect plaidoyer du programme Healthy Soils Healthy Food (HSHF) de l&rsquo;AFSA et son m\u00e9moire de ma\u00eetrise sur le th\u00e8me \u00ab\u00a0Building Resilience of Small-scale Farmers Transitioning to Agroecology in Uganda\u00a0\u00bb (Renforcer la r\u00e9silience des petits exploitants agricoles en transition vers l&rsquo;agro\u00e9cologie en Ouganda). Aishah a commenc\u00e9 son voyage au bureau de l&rsquo;AFSA \u00e0 Kampala et a ensuite pass\u00e9 la majeure partie de son s\u00e9jour \u00e0 la Rural Community in Development (RUCID), un centre HSHF dans le district de Mityana, en Ouganda. Au cours de ses recherches, elle a d\u00e9couvert les effets positifs de l&rsquo;agro\u00e9cologie sur les petits exploitants agricoles, tout en \u00e9valuant les d\u00e9fis existants et les moyens d&rsquo;aller de l&rsquo;avant.      <\/p>\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-11909\" src=\"http:\/\/afsafrica.org\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/rucid-pic-1-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\"><\/p>\n<p><em><strong>Le centre RUCID dans le district de Mityana, en Ouganda.  <\/strong><\/em><\/p>\n<p>Au cours de ses recherches, elle a appris les pratiques courantes de l&rsquo;agro\u00e9cologie aux c\u00f4t\u00e9s des agriculteurs ougandais, notamment la diversification des cultures, les cultures intercalaires, la d\u00e9limitation des contours, la pr\u00e9servation des semences indig\u00e8nes et la fabrication de biofertilisants et de bio-stimulants. Ces pratiques permettent non seulement d&rsquo;am\u00e9liorer la vari\u00e9t\u00e9 et la valeur nutritionnelle des aliments, mais aussi de renforcer la r\u00e9silience face aux effets du changement climatique. Par exemple, les semences indig\u00e8nes sont adapt\u00e9es aux conditions locales et offrent une plus grande r\u00e9sistance aux parasites et aux maladies, tout en n\u00e9cessitant moins d&rsquo;intrants que les vari\u00e9t\u00e9s commerciales. Cela permet non seulement de r\u00e9duire les co\u00fbts pour les agriculteurs, mais aussi de pr\u00e9server la biodiversit\u00e9 des agro\u00e9cosyst\u00e8mes.   <\/p>\n<p>Aisha a appris que les formateurs soutenus par le RUCID transforment leurs communaut\u00e9s agricoles. Par exemple, M. Herbert, ancien instituteur, inspir\u00e9 par la formation en agro\u00e9cologie dispens\u00e9e par le RUCID, a parfaitement int\u00e9gr\u00e9 les pratiques agro\u00e9cologiques dans son nouveau centre d&rsquo;enseignement. Il a fond\u00e9 une \u00e9cole primaire priv\u00e9e situ\u00e9e sur un vaste terrain qu&rsquo;il a consacr\u00e9 \u00e0 l&rsquo;int\u00e9gration de l&rsquo;\u00e9ducation et de l&rsquo;agriculture agro\u00e9cologique. Il y combine des m\u00e9thodes agro\u00e9cologiques traditionnelles, telles que la culture intercalaire, avec des techniques innovantes de jardinage urbain, maximisant chaque espace pour cultiver des aliments riches en nutriments pour ses \u00e9l\u00e8ves. Il utilise des semences indig\u00e8nes pour cultiver une grande vari\u00e9t\u00e9 de l\u00e9gumes et de fruits riches en nutriments, en particulier une vari\u00e9t\u00e9 de ma\u00efs orange riche en vitamine A et en b\u00eata-carot\u00e8ne, un micronutriment essentiel pour la vision et l&rsquo;immunit\u00e9, qu&rsquo;il a re\u00e7ue du Rwanda. M. Herbert ne se contente pas d&rsquo;am\u00e9liorer la valeur nutritionnelle des aliments, il enseigne \u00e9galement des le\u00e7ons essentielles en mati\u00e8re de durabilit\u00e9. Le programme de son \u00e9cole associe le jardinage pratique \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation nutritionnelle, dans le but d&rsquo;encourager une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration d&rsquo;agriculteurs soucieux de l&rsquo;environnement et de la sant\u00e9. L&rsquo;inclusion du b\u00e9tail et l&rsquo;accent mis sur la diversit\u00e9 alimentaire enrichissent encore l&rsquo;exp\u00e9rience des \u00e9l\u00e8ves, faisant de l&rsquo;agriculture une profession attrayante et respect\u00e9e par les jeunes.       <\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-11911\" src=\"http:\/\/afsafrica.org\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/rucid-pic-2-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\"><\/p>\n<p><strong><em>L&rsquo;\u00e9cole d&rsquo;Herbert Mugisha<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La suite de son voyage s&rsquo;est d\u00e9roul\u00e9e dans la r\u00e9gion occidentale de l&rsquo;Ouganda, \u00e0 Mubende. Cette r\u00e9gion est connue pour ses terres arides et ses s\u00e9cheresses fr\u00e9quentes qui rendent la terre moins fertile pour les cultures. Aishah s&rsquo;est rendue dans cette r\u00e9gion pour \u00e9valuer les pratiques agro\u00e9cologiques et les techniques d&rsquo;adaptation mises en \u0153uvre par les agriculteurs. Elle a travaill\u00e9 avec les formateurs Talemwa Chrissy et Besigye Kenneth, entre autres. Elle a beaucoup appris sur les pratiques agricoles et les cultures populaires de la r\u00e9gion. Il s&rsquo;agit notamment du caf\u00e9, une culture de rapport qui est souvent associ\u00e9e \u00e0 la banane pour assurer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire des m\u00e9nages. Ces deux cultures sont pr\u00e9sentes sur presque toutes les terres des agriculteurs et sont les cultures les plus pr\u00e9cieuses pour les agriculteurs de la r\u00e9gion. Elle a \u00e9galement d\u00e9couvert les initiatives men\u00e9es par la formatrice Talemwa Chrissy, telles que l&rsquo;apiculture et la fabrication de fourneaux locaux, qui am\u00e9liorent le climat et fournissent des revenus aux m\u00e9nages.       <\/p>\n<p>L&rsquo;apiculture pr\u00e9sente de nombreux avantages pour une ferme agro\u00e9cologique, notamment en invitant les pollinisateurs et en fournissant une source suppl\u00e9mentaire de revenus gr\u00e2ce au miel, qui est un produit de valeur facile \u00e0 vendre. L&rsquo;installation de ruches est relativement facile et peu co\u00fbteuse. Il suffit d&rsquo;une petite bo\u00eete en contreplaqu\u00e9 pour attirer la reine avec une forte odeur sucr\u00e9e et, une fois la reine arriv\u00e9e, les autres abeilles suivent rapidement. Le miel est un produit de grande valeur que les agriculteurs peuvent vendre \u00e0 un bon prix et, en retour, les abeilles aideront \u00e0 polliniser leurs autres cultures. Le seul probl\u00e8me que rencontrent certains agriculteurs comme Chrissy est que les agriculteurs voisins qui utilisent des pesticides et d&rsquo;autres produits chimiques toxiques \u00e9puisent la population locale d&rsquo;abeilles. Pour les agriculteurs qui pratiquent l&rsquo;agro\u00e9cologie et comprennent l&rsquo;importance des pollinisateurs pour l&rsquo;\u00e9cosyst\u00e8me, il peut \u00eatre difficile d&rsquo;avoir suffisamment de pollinisateurs dans la r\u00e9gion.    <\/p>\n<p>Avec Besigye Kenneth, elle a appris l&rsquo;importance des fourneaux locaux et a eu l&rsquo;occasion de participer \u00e0 la cr\u00e9ation d&rsquo;un fourneau. Les fourneaux locaux sont utilis\u00e9s \u00e0 Mubende pour att\u00e9nuer les probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la s\u00e9cheresse, car ils utilisent moins de bois de chauffage que les fourneaux traditionnels. Les po\u00eales locaux sont fabriqu\u00e9s \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;un m\u00e9lange connu sous le nom de \u00ab\u00a0ciment\u00a0\u00bb local, qui est une combinaison de plusieurs sols, qui est ensuite form\u00e9 dans la forme d&rsquo;un po\u00eale typique, trois morceaux de bois de chauffage sont ensuite plac\u00e9s en dessous et le feu peut br\u00fbler jusqu&rsquo;\u00e0 une journ\u00e9e enti\u00e8re. En comparaison avec un po\u00eale \u00e0 bois qui n\u00e9cessite neuf morceaux de bois pour la cuisson, le po\u00eale local peut r\u00e9duire la quantit\u00e9 de bois de chauffage utilis\u00e9e par jour de plus de 75 %.   <\/p>\n<p>Telumwe Chrissy travaille \u00e9galement avec des groupes d&rsquo;agriculteurs locaux pour cr\u00e9er des banques de semences indig\u00e8nes ; lui et d&rsquo;autres agriculteurs ont collect\u00e9 des semences de cultures indig\u00e8nes. Ils cr\u00e9ent des banques de semences locales au sein de leurs communaut\u00e9s et encouragent les groupes d&rsquo;agriculteurs \u00e0 \u00e9changer des semences entre eux. Ils esp\u00e8rent ne s&rsquo;appuyer que sur les cultures indig\u00e8nes et utiliser les semences pour r\u00e9tablir la diversit\u00e9 de leur environnement naturel.  <\/p>\n<p>De nombreux agriculteurs de Mubende se concentrent fortement sur les cultures de rente telles que le caf\u00e9 et le ma\u00efs qui n&rsquo;est principalement cultiv\u00e9 qu&rsquo;en association avec des bananes, m\u00eame s&rsquo;ils ont d&rsquo;autres compl\u00e9ments, cela ne suffit pas \u00e0 assurer la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire du m\u00e9nage, en particulier en cas de fluctuations du march\u00e9.<\/p>\n<p>Aishah a relev\u00e9 certaines contraintes qui emp\u00eachent les formateurs de s&rsquo;acquitter au mieux de leurs t\u00e2ches. Les formateurs de Mubende s&rsquo;occupent en moyenne de plus de 50 agriculteurs, avec des moyens financiers limit\u00e9s pour le transport et de longues distances, il leur est difficile de se r\u00e9unir r\u00e9guli\u00e8rement, ne voyant peut-\u00eatre chaque agriculteur qu&rsquo;une fois par mois, ce qui fait que la formation peut \u00eatre limit\u00e9e dans le temps et que les formateurs ont du mal \u00e0 voir l&rsquo;exploitation de chaque personne et \u00e0 suivre les progr\u00e8s. Cela peut avoir un impact n\u00e9gatif sur les r\u00e9sultats et la coh\u00e9rence n\u00e9cessaires \u00e0 une conversion r\u00e9ussie \u00e0 l&rsquo;agro\u00e9cologie.  <\/p>\n<p>La s\u00e9cheresse est un probl\u00e8me majeur dans cette r\u00e9gion et, selon de nombreux agriculteurs, l&rsquo;une des principales causes de la s\u00e9cheresse est la d\u00e9forestation massive due \u00e0 l&rsquo;abattage d&rsquo;arbres pour obtenir du bois de chauffage. Les habitants de Mubende s&rsquo;efforcent d&rsquo;am\u00e9liorer la situation gr\u00e2ce \u00e0 leur m\u00e9thode de cuisson locale et aux efforts de reboisement des m\u00e9nages, mais les progr\u00e8s sont lents. <\/p>\n<p>\u00c0 la fin de son s\u00e9jour \u00e0 Mubende, elle a visit\u00e9 Homeland Organics et Kazo Farmers Association et a constat\u00e9 une tendance \u00e0 la formation de groupes d&rsquo;agriculteurs et \u00e0 l&rsquo;int\u00e9gration de l&rsquo;agriculture dans l&rsquo;agrotourisme. Elle a d&rsquo;abord rencontr\u00e9 Julius, le propri\u00e9taire de Homeland Organics. Julius est fier de poss\u00e9der un centre de permaculture, d&rsquo;agroforesterie et d&rsquo;apiculture, ainsi qu&rsquo;une grande banque de semences indig\u00e8nes communautaires. Julius offre un vaste espace d&rsquo;apprentissage et de d\u00e9tente aux touristes comme aux agriculteurs, en mettant l&rsquo;accent sur le commerce des semences et l&rsquo;\u00e9change de connaissances. Non loin de l\u00e0, Aloysius dirige l&rsquo;association des agriculteurs Kazo, une exploitation qui se concentre sur une agriculture respectueuse du climat et ancr\u00e9e dans les connaissances traditionnelles. Il utilise des m\u00e9thodes telles que les<em>\u00ab\u00a0r\u00e9frig\u00e9rateurs \u00e0 charbon de bois<\/em>\u00a0\u00bb pour pr\u00e9server les r\u00e9coltes et les semences et dispense des cours sur l&rsquo;att\u00e9nuation du changement climatique. Son \u00e9tablissement comprend \u00e9galement un \u00e9co-lodge, qui promeut l&rsquo;enseignement agricole comme une exp\u00e9rience attrayante et accessible pour les touristes et les agriculteurs.      <\/p>\n<p>L&rsquo;autre moiti\u00e9 de son voyage a conduit Aishah dans les r\u00e9gions centrales de l&rsquo;Ouganda, o\u00f9 elle a eu l&rsquo;occasion d&rsquo;explorer diff\u00e9rents paysages et pratiques agricoles. \u00c0 Buikwe, elle a rendu visite au groupe d&rsquo;agriculteurs K-Sam, dirig\u00e9 par Samuel Kabuye. Ils sont sp\u00e9cialis\u00e9s dans une gamme d&rsquo;engrais et de pesticides biologiques et ont mis au point leur propre m\u00e9lange unique en combinant diff\u00e9rentes pratiques ; c&rsquo;est ce qu&rsquo;ils appellent le biofertilisant KF99. Le KF99 est un m\u00e9lange ferment\u00e9 de 12 plantes locales qui contribuent \u00e0 la sant\u00e9 des sols et r\u00e9sistent aux parasites. Le r\u00e9seau de d\u00e9veloppement des jeunes \u00e0 risque de l&rsquo;Ouganda (UYDNET) s&rsquo;adresse aux jeunes \u00e0 risque et leur propose des formations en agro\u00e9cologie pour am\u00e9liorer leurs moyens de subsistance. Leur objectif est d&rsquo;atteindre 50 districts d&rsquo;ici 2025. Les efforts de K-Sam symbolisent un mouvement croissant vers l&rsquo;agriculture durable en Ouganda, transformant les pratiques agricoles conventionnelles en syst\u00e8mes alimentaires respectueux de l&rsquo;environnement et r\u00e9silients.      <\/p>\n<p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-11913\" src=\"http:\/\/afsafrica.org\/wp-content\/uploads\/2024\/02\/rucid-pic-3-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\"><\/p>\n<p><em><strong>R\u00e9seau de d\u00e9veloppement de la jeunesse \u00e0 risque en Ouganda et famille K-Sam<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Parmi les principaux obstacles auxquels se heurtent les agriculteurs de Buikwe figurent la pauvret\u00e9 et l&rsquo;ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire. Cela est d\u00fb en partie aux vastes plantations de canne \u00e0 sucre et de pins qui appartiennent \u00e0 de grandes entreprises. Ces grandes exploitations en monoculture, qui utilisent des m\u00e9thodes agricoles intensives et de nombreux produits chimiques, font peser de grands risques sur les exploitations voisines, notamment l&rsquo;\u00e9puisement des sols d\u00fb \u00e0 l&rsquo;utilisation de produits chimiques. De ce fait, de nombreux petits agriculteurs de la r\u00e9gion se sont plaints de ne pas pouvoir cultiver diverses plantes, y compris des plantes autrefois indig\u00e8nes comme les mangues et des esp\u00e8ces de haricots, en raison de l&rsquo;aridit\u00e9 du sol.   <\/p>\n<p>L&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 la terre est \u00e9galement un probl\u00e8me pour un groupe d&rsquo;agriculteurs de Buikwe qui s&rsquo;est plaint qu&rsquo;il \u00e9tait difficile de poss\u00e9der des terres agricoles et que la plupart des agriculteurs devaient louer le peu de terres qui n&rsquo;appartenaient pas aux propri\u00e9taires des plantations. De nombreux agriculteurs sont donc contraints de travailler dans les plantations ou de cultiver la canne \u00e0 sucre pour la vendre aux transformateurs de sucre, car c&rsquo;est la seule forme de s\u00e9curit\u00e9 financi\u00e8re et alimentaire, mais cela ne garantit pas une sant\u00e9 et une nutrition ad\u00e9quates aux agriculteurs. <\/p>\n<p>.<\/p>\n<p><em>Article r\u00e9dig\u00e9 par : Aisha Ahmad et Charles L. Tumuhe<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aishah Ahmad s&rsquo;est rendue en Ouganda en juin et juillet 2023 avec le soutien de l&rsquo;Alliance pour la souverainet\u00e9 alimentaire [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_uf_show_specific_survey":0,"_uf_disable_surveys":false,"site-sidebar-layout":"default","site-content-layout":"","ast-site-content-layout":"default","site-content-style":"default","site-sidebar-style":"default","ast-global-header-display":"","ast-banner-title-visibility":"","ast-main-header-display":"","ast-hfb-above-header-display":"","ast-hfb-below-header-display":"","ast-hfb-mobile-header-display":"","site-post-title":"","ast-breadcrumbs-content":"","ast-featured-img":"","footer-sml-layout":"","ast-disable-related-posts":"","theme-transparent-header-meta":"","adv-header-id-meta":"","stick-header-meta":"","header-above-stick-meta":"","header-main-stick-meta":"","header-below-stick-meta":"","astra-migrate-meta-layouts":"default","ast-page-background-enabled":"default","ast-page-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-5)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"ast-content-background-meta":{"desktop":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"tablet":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""},"mobile":{"background-color":"var(--ast-global-color-4)","background-image":"","background-repeat":"repeat","background-position":"center center","background-size":"auto","background-attachment":"scroll","background-type":"","background-media":"","overlay-type":"","overlay-color":"","overlay-opacity":"","overlay-gradient":""}},"footnotes":""},"categories":[561,589,421,375,414,415,420,407],"tags":[],"class_list":["post-17228","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-agroecologie","category-anciens-messages","category-citoyens","category-climat","category-etudes-de-cas","category-jeunes","category-semence","category-terre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17228","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=17228"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17228\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":17230,"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/17228\/revisions\/17230"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=17228"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=17228"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/afsafrica.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=17228"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}