In Nouvelles, Publications, Seed Sovereignty

Ces rapports d’études aident à établir une feuille de route pour un changement des politiques et lois semencières vers des instruments favorables aux systèmes semenciers paysans en Afrique.

Partout dans le monde, les paysans jouent un grand rôle dans la production, la sélection, la gestion, et la conservation des ressources végétales. En Afrique où les petits exploitants agricoles sont encore ultra majoritaires, les femmes des petites exploitations agricoles jouent un rôle critique pour renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages. Elles détiennent de vastes connaissances concernant les propriétés alimentaires, fourragères et médicinales des espèces végétales. Jusqu’à un passé récent et aujourd’hui encore la plupart des exploitations agricoles africaines souveraines sont caractérisées par la grande diversité des espèces qu’elles exploitent. Les modes de gestion des semences et de la biodiversité cultivée par les communautés africaines – systèmes semenciers paysans (SSP)– ont besoin d’être valorisé et amélioré.

Malheureusement les SSP sont rejetés par les décideurs politiques comme étant des pratiques dépassées à remplacer par le système semencier industriel qui promeut l’uniformité à travers les semences hybrides et OGM hautement commerciales. Les changements apportés aux législations nationales et régionales par l’harmonisation des lois sur les semences et l’introduction d’une nouvelle protection des droits d’obtenteur pour les sélectionneurs commerciaux fragilisent le contrôle qu’ont les paysans sur leurs semences et donc sur leur sécurité alimentaire.

Le groupe de travail sur les semences de l’AFSA a identifié le besoin de renforcer et de faire valoir les SSP comme le système semencier dominant en Afrique et la nécessité de développer et de conduire un changement de politique basé sur cela. En plaidant pour les SSP, l’AFSA a également identifié le besoin pour les différents acteurs, en particulier ceux qui plaident pour le changement de politique, de mieux comprendre les politiques et cadres juridiques en cours, en relation avec ceux de la communauté économique régionale ]afférente (Cedeao, CEMAC ou SADC). Grâce à cette compréhension, ils peuvent mieux identifier les lacunes et plaider en faveur de l’inclusion des SSP.

Les rapports d’études que nous vous soumettons ici font une cartographie nationale des politiques semencières existantes, une cartographie nationale des lois et règlements relatives aux semences et une cartographie des acteurs nationaux qui interviennent politiquement, juridiquement et techniquement (pratiques agricoles) sur la semence au Niger, au Tchad et en Tanzanie.

En outre, ces cartographies identifient les menaces et opportunités existantes pour la promotion de la biodiversité et des systèmes semenciers paysans.

Enfin, ces rapports identifient les forces politiques, juridiques et financières de la communauté économique régionale (CER) qui influencent la politique el la réglementation semencière du pays.

Ces rapports sont produits dans le cadre d’un projet à long terme sous le thème général de l’agrobiodiversité pour améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition. Dans ledit projet Swissaid, FIBL et AFSA sont en consortium et travaillent en étroite collaboration avec des acteurs nationaux bien représentatifs : des organisations paysannes, des organisations de la société civile et des institutions de recherche.

Lisez le rapport sur le Niger ici

Lisez le rapport sur le Tchad ici

Lisez le rapport sur la Tanzanie ici

Recent Posts
0 0 votes
Article Rating
Subscribe
Notify of
guest
0 Comments
Inline Feedbacks
View all comments

Start typing and press Enter to search

0
Would love your thoughts, please comment.x
()
x