Terminaux VIP pour les touristes, expulsions pour les Maasai : l’expansion de la KIA, Tanzanie

Auteur : Zuwena Shame Khatib

À la suite d’un protocole d’accord conclu en 2024 entre le gouvernement tanzanien et l’autorité aéroportuaire d’Oman pour développer des infrastructures de luxe à l’aéroport international du Kilimandjaro (KIA), plus de 20 000 résidents masaïs de huit villages légalement reconnus dans les districts de Hai et d’Arumeru ont été expulsés de force de terres qu’ils habitaient depuis des générations. Les compensations étaient nettement insuffisantes – certaines familles ont reçu l’équivalent de 300 dollars américains – et le processus s’est déroulé sous la coercition militaire. Les communautés relogées se sont retrouvées sans écoles, sans centres de santé et sans pâturages. Les autorités gouvernementales ont largement fait obstacle aux recours juridiques.

Cette affaire met en lumière un schéma récurrent de dépossession des communautés masaïs, sous l’égide de l’État, au nom du tourisme et du développement, et soulève des questions urgentes quant à la responsabilité des investisseurs étrangers.

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