Communiqué de presse
Pour publication immédiate
Des organisations de la société civile d’Afrique et d’Europe ont publié une déclaration commune en réponse à la déclaration officielle du sommet UA-UE, exhortant les dirigeants à s’attaquer aux inégalités structurelles et à centrer le partenariat sur les personnes, et non sur les entreprises ou les intérêts géopolitiques.
Cette réponse fait suite au sommet parallèle de la société civile UA-UE qui s’est tenu le 19 novembre et au cours duquel des mouvements, des ONG, des églises, des réseaux de jeunes et de féministes, des syndicats, des coalitions environnementales et des groupes communautaires se sont réunis pour élaborer un programme commun en vue d’une coopération équitable.
Les dirigeants de la société civile se félicitent du dialogue entre l’Afrique et l’Europe, mais avertissent que la déclaration officielle donne la priorité aux investissements, à la libéralisation du commerce et à l’expansion des infrastructures, tout en négligeant les droits de l’homme, la participation démocratique et le bien-être des communautés. Ils s’inquiètent du fait que la déclaration
– renforce les structures économiques extractives qui maintiennent l’Afrique dans une situation de dépendance vis-à-vis des exportations de matières premières ;
– met à l’écart les petits producteurs de denrées alimentaires, les travailleurs et les communautés au profit des intérêts des entreprises ;
– ne s’engage pas en faveur de l’agroécologie, de la souveraineté alimentaire et de l’arrêt des exportations de pesticides dangereux vers l’Afrique ;
– se concentre sur les marchés du carbone plutôt que sur la justice environnementale et la résilience climatique menée par les communautés ;
– envisage la migration sous l’angle de la sécurité plutôt que de protéger les droits et la dignité des migrants ;
– propose des rôles symboliques, et non substantiels, pour la société civile.
La déclaration commune de la société civile présente une vision de la coopération UA-UE centrée sur les personnes, appelant à la protection de l’espace civique, à une gouvernance décentralisée plus forte, à un commerce régional équitable, à une gouvernance transparente des ressources naturelles, à une inclusion significative des femmes et des jeunes, et à un soutien à l’agroécologie et aux systèmes de semences gérés par les agriculteurs.
Il présente également des plans pour un plaidoyer coordonné Afrique-Europe en 2026 sur les droits fonciers, la souveraineté des semences, la biodiversité et la justice en matière de pesticides.
Lire l’intégralité de la déclaration de la société civile ici

