L'AFSA s'apprête à inaugurer son « Rassemblement continental sur le renforcement de l'action climatique de la société civile africaine en matière de systèmes alimentaires et d'agriculture en vue des COP31 et COP32 », qui réunira à Addis-Abeba des agriculteurs, des éleveurs, des représentants des pouvoirs publics et des décideurs politiques de tout le continent.
ADDIS-ABEBA, ÉTHIOPIE — 7 septembre 2026 — L’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA), le plus grand mouvement de la société civile du continent œuvrant dans les domaines des systèmes alimentaires, de la souveraineté alimentaire et de l’agroécologie, s’apprête à ouvrir aujourd’hui son Rassemblement continental sur le renforcement de l’action climatique de la société civile africaine en matière de systèmes alimentaires et d’agriculture en vue des COP 31 et COP 32. Organisé par l’AFSA en collaboration avec le ministère éthiopien de la Planification et du Développement, ce rassemblement de trois jours se tiendra du 7 au 9 septembre 2026, à l’Inter Luxury Hotel d’Addis-Abeba, et s’annonce comme l’un des rassemblements les plus importants du continent cette année en matière de climat. Il réunira des agriculteurs, des éleveurs, des pêcheurs, des communautés autochtones, des réseaux de jeunes et de femmes, des chercheurs, des négociateurs, des représentants des pouvoirs publics et des décideurs politiques de toute l’Afrique.
Les responsables gouvernementaux et les décideurs politiques participent à part entière à cette rencontre ; ils ne sont pas de simples invités à la cérémonie d’ouverture. L’ouverture officielle du programme sera marquée par le discours d’ouverture prononcé par S.E. le Dr Fitsum Assefa, ministre éthiopien de la Planification et du Développement, ainsi que par une allocution de S.E. Demeke Mekonnen, ambassadeur chargé de la nutrition et ancien vice-Premier ministre d’Éthiopie. Un discours liminaire sera prononcé par le Dr Antwi-Boasiako Amoah, président du Groupe africain des négociateurs (AGN). Les représentants gouvernementaux continueront de participer aux côtés de la société civile tout au long de ces trois jours, notamment lors d’une table ronde dédiée organisée le deuxième jour avec des représentants gouvernementaux sur les priorités nationales pour la COP31 et la COP32.
Addis-Abeba revêt une importance particulière pour cette réunion : la ville s’apprête en effet à accueillir la COP32, ramenant ainsi la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques sur le sol africain. Cette réunion marque le lancement officiel du processus de l’AFSA visant à forger une position africaine unifiée, en rassemblant la société civile et les pouvoirs publics, en amont de la COP31 et en jetant les bases de la COP32, élaborées par les communautés qui subissent déjà la crise climatique et proposent des solutions.
Pendant trois jours, les délégués, les représentants des gouvernements et les décideurs politiques aborderont ensemble les enjeux qui déterminent l’avenir climatique de l’Afrique : l’adaptation et l’Objectif mondial d’adaptation, le financement de la lutte contre le changement climatique, une transition juste pour le continent, ainsi que la place de l’agriculture au sein du processus de la CCNUCC. L’agroécologie sera au cœur des discussions, reflétant une décennie de données provenant de toute l’Afrique qui démontrent que les systèmes alimentaires menés par les agriculteurs et fondés sur des principes écologiques ne constituent pas une solution de secours, mais une voie crédible pour refroidir la planète, restaurer les terres dégradées et nourrir les communautés dans la dignité. Cette réunion s’inscrit dans le prolongement de la campagne « Agroecology4Climate Action » de l’AFSA, menée à l’échelle du continent depuis 2019 sous l’égide du groupe de travail « Changement climatique et agroécologie » de l’AFSA.
« Depuis trop longtemps, la réponse de l’Afrique à la crise climatique a été élaborée loin des communautés qui la vivent au quotidien. Cette rencontre permet à l’Afrique de définir ses propres modalités d’engagement, en s’appuyant sur les connaissances des agriculteurs, des éleveurs et des communautés autochtones qui mettent déjà en place les solutions. L’agroécologie n’est pas un pis-aller ; c’est la voie la plus crédible pour l’Afrique vers un avenir juste et viable, et elle sera au cœur de ce que nous transmettrons d’Addis-Abeba à la COP32. »
— Dr Million Belay, coordinateur général de l’AFSA
« L’Afrique ne peut se permettre un nouveau processus climatique où nos voix ne se font entendre qu’une fois les décisions prises. Au cours de ces trois jours, nous élaborons une position continentale unifiée, fondée sur l’agroécologie et sur les réalités vécues par les personnes qui nourrissent ce continent, afin que nos négociateurs se rendent aux COP 31 et COP 32 forts du mandat confié par les communautés africaines elles-mêmes. »
— Karen Nekesa, présidente du groupe de travail « Changement climatique et agroécologie » de l’AFSA
Cette rencontre s’achèvera par l’adoption d’une position commune de la société civile africaine et d’une feuille de route coordonnée en vue de la COP32. L’AFSA invite les médias, ses partenaires et le grand public à suivre les débats en direct sur ses réseaux sociaux (LinkedIn, X, Facebook et YouTube) et à participer à la conversation en utilisant les hashtags #Agroecology4Climate, #AfricaClimateConvening, #COP31 et #COP32.
À propos de l’AFSA
L’Alliance pour la souveraineté alimentaire en Afrique (AFSA) est le plus grand réseau d’organisations de la société civile du continent ; elle représente les principaux mouvements sociaux œuvrant en faveur de la souveraineté alimentaire, de l’agroécologie et de la justice climatique à travers l’Afrique. L’AFSA défend l’agroécologie comme une voie viable pour l’adaptation au changement climatique, l’atténuation de ses effets et une transition climatique juste pour le continent.
Contact presse
Kirubel Tadele, coordinateur de la communication, AFSA
kirubel.tadele@afsafrica.org

