En 2024, une nouvelle génération de journalistes en République démocratique du Congo a pris stylos et micros, non seulement pour informer, mais aussi pour transformer le récit national sur l’alimentation. Grâce à une initiative du Comité national pour la Promotion de l’Agriculture familiale en RDC (CNPAF-RDC), vingt membres de l’Association des journalistes agricoles congolais (AJAC) ont été formés et habilités à devenir des voix fortes de l’agroécologie et de la souveraineté alimentaire. Leur mission : mettre en lumière les agriculteurs, les traditions culinaires, la résilience climatique et la nécessité de contrer les systèmes alimentaires industrialisés.
La formation a allié théorie et pratique, donnant aux journalistes les outils, données et études de cas nécessaires pour enquêter sur des problèmes systémiques, poser des questions pointues et amplifier les voix communautaires. Depuis, leurs récits se déploient dans la presse, à la radio et à la télévision — des enquêtes sur l’usage abusif des pesticides et les campagnes OGM, aux débats en direct sur la souveraineté alimentaire qui ont suscité de fortes réactions.
En s’opposant aux récits des entreprises et en diffusant des messages ancrés dans la culture et la santé, ces journalistes redessinent le débat public. Leurs programmes inspirent les citoyens à créer des potagers, rejoindre des coopératives et soutenir les politiques en faveur des aliments locaux. Avec l’appui du CNPAF-RDC, ils jettent des ponts entre agriculteurs ruraux et consommateurs urbains, tout en interpellant entreprises et décideurs.
Pour l’avenir, le CNPAF-RDC prévoit de créer un réseau national des médias sur l’agroécologie et de mentorer de jeunes journalistes. Mais déjà, la transformation est en marche : dans les journaux, sur les ondes et dans les consciences, où les citoyens redécouvrent la souveraineté alimentaire.



